Dans un arrêt récent (ATF 121 III 301), le Tribunal fédéral a considéré qu'une réglementation de la contribution d'entretien qui laissait dans tous les cas à l'époux débiteur de la contribution exerçant une activité lucrative le minimum vital du droit des poursuites et qui impute un éventuel déficit uniquement sur la prétention à l'entretien de l'autre époux, n'est pas arbitraire. Selon le Tribunal fédéral, le but est d'encourager le mari qui travaille à conserver son emploi, qu'il s'agisse d'une activité dépendante ou indépendante. Par analogie, ce même encouragement que constitue la garantie du minimum vital mérite d'être prodigué, lorsqu'un salarié a perdu (sans sa faute) un emploi et