Le premier juge ne dit toutefois pas ce qui a guidé sa décision, en sorte que la Cour ne peut pas contrôler si ce refus était ou non justifié. Le juge n'a pas purement et simplement ignoré les observations de l'épouse, puisqu'il s'y réfère au contraire expressément en début de son ordonnance du 27 septembre 1996. On ne sait pas pourquoi, par exemple, il a considéré que le refus de produire le détail des montants encaissés dans la succession de son père était sans conséquence, ou encore pourquoi la fortune de l'intimé n'a joué apparemment aucun rôle dans son appréciation.