Le résultat auquel il parvient montre cependant qu'il a suivi la thèse de l'intimé, puisqu'il alloue les mêmes pensions que dans l'ordonnance précédente, sans avoir tiré de conclusions expresses du refus du mari de produire les pièces requises et admises. Même une motivation sommaire aurait suffi, en cette matière (RJN 1980-81 p. 46). Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral tirée de l'article 4 Cst. féd., un jugement doit cependant être motivé de telle manière que l'intéressé soit en mesure de l'attaquer utilement. Cela n'est possible que si à la fois le justiciable et l'autorité de recours sont en mesure d'en apprécier le bien-fondé.