Elle a fait usage de ce droit en adressant le 30 mai 1996 neuf pages d'observations au premier juge (D.86). A tort, l'intimé tient ces observations pour tardives. Il lui a sans doute échappé que, le 23 mai 1996, le mandataire de l'épouse demandait une prolongation de ce délai au 30 mai. Le juge a fait droit à cette requête, ainsi qu'en atteste la mention signée de sa main, sur la requête elle-même (D.79). En principe, le juge doit administrer toutes les preuves ordonnées avant de juger (RJN 1983 p. 82).