La recourante fait grief ensuite au premier juge d'avoir appliqué faussement l'article 262 CPC, prévoyant que si la partie astreinte à produire une pièce ne s'exécute pas, le juge apprécie. Elle lui reproche de n'avoir pas "apprécié" le refus de l'intimé de produire les documents requis, et de n'avoir pas même mentionné ce refus dans son ordonnance. Dans ses observations du 30 mai 1996 au sujet de la situation financière du mari, l'épouse relevait en effet que les pièces qu'elle avait précédemment requises n'avaient pas toutes été déposées, et elle formulait de nouvelles réquisitions.