Par l'ordonnance attaquée, le juge a partiellement fait droit à la requête et condamné l'épouse à verser à son mari une pension mensuelle de 280 francs dès le 1er janvier 1996, rejetant la requête pour le surplus. En substance, le premier juge a considéré qu'à la différence de la première procédure de mesures provisoires, les comptes présentés par le mari, serrurier indépendant, étaient cette fois-ci crédibles et permettaient de déterminer un revenu professionnel global de 2'770 francs par mois, sensiblement inférieur aux 3'332 francs retenus la première fois, auxquels il fallait encore ajouter le revenu de sa fortune, omis dans les