Fondé sur la litispendance créée par la démarche de sa femme (art.158, 364 CPC), le mari a, le 14 mars 1996, déposé une requête de mesures provisoires en sollicitant une contribution d'entretien mensuelle de 1'200 francs et une provisio ad litem de 2'000 francs. La requête a été notifiée à l'épouse le 15 mars 1996 et une audience pour en débattre appointée au 14 mai 1996. L'épouse ne s'est pas présentée à l'audience du 2 avril, de sorte que la conciliation n'a pas pu être valablement tentée et que l'instance matrimoniale a été réputée non introduite. Dans une lettre du 7 mai 1996, le mandataire du mari a invité le juge à "convertir" la requête du 14 mars 1996 en requête de mesures