Une législation qui ne traite que la mitoyenneté en zone urbaine et la clôture des fonds à la campagne, en ignorant totalement tous les problèmes liés à l'aménagement des rapports entre voisins habitant les zones, parfois étendues, situées dans la périphérie des localités, est aujourd'hui à l'évidence lacunaire. C'est ce qu'a constaté notamment le législateur vaudois, qui a adopté en 1987 un nouveau code foncier et rural, rompant avec l'opposition entre rapports de voisinage urbains et ruraux et comprenant désormais des dispositions touchant à tous les bâtiments (D. Piotet, Le droit privé vaudois de la propriété foncière 1991, no 33).