Le seul motif qu'il invoque tient en définitive en ceci : le premier juge avait fixé la pension sur la base du dernier revenu fiscal connu (1994), alors que sa comptabilité pour l'année 1995 conduit à d'autres chiffres bien inférieurs. Il n'est pourtant pas souhaitable, du point de vue de la sécurité juridique, qu'un conjoint (mari ou femme d'ailleurs) puisse saisir le juge d'une requête en modification des pensions à chaque fois que l'année écoulée révèle (sur la base du dernier bouclement comptable) que les ressources ont été différentes de celles retenues par le juge sur la base de la précédente comptabilité.