L'ordonnance du 11 juin 1996 a été prise en mesures provisoires alors qu'elle devait l'être en mesures protectrices : en effet la requête sur laquelle elle porte a été déposée avant l'ouverture de la deuxième action en divorce; cependant cette ordonnance modifie la précédente, du 23 juin 1995, qui couvrait à la fois des périodes de mesures protectrices et des périodes de mesures provisoires. Par ailleurs, on ne peut pas non plus ignorer que l'ordonnance attaquée a été rendue à une date où, depuis le 27 mars 1996, une action en divorce était à nouveau ouverte. Pour couronner le tout, le juge des mesures protectrices est, dans ce cas, le même que le juge du divorce.