L'intimée en fait de même en considérant au contraire que l'ordonnance est conforme au droit et nullement arbitraire. C O N S I D E R A N T 1. Interjetés dans les formes et délai légaux, compte tenu des vacances judiciaires pour celui du 12 juillet 1996, les deux recours sont recevables. Recours du 12 juillet 1996 2. Lorsqu'il fixe ou modifie la contribution d'entretien qu'un époux doit à son conjoint en vertu de mesures protectrices de l'union conjugale (art.176 CC) ou de mesures provisoires (art.145 CC), le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation qui n'est limité que par l'interdiction de l'arbitraire.