Les trois enfants ont été interrogées par un assistant social dans le cadre de l'enquête préalable (art.7 CPPN) que le ministère public a confiée à un juge d'instruction à la suite de la double intervention de leurs parents. Le 6 avril 1995, le procureur général a rendu deux décisions de classement des plaintes, pour insuffisance de charges dans le cas de celle de J. née C., pour insuffisance de charges et motifs de droit dans le cas de celle déposée par son ex-mari. Dans un arrêt du 23 août 1995, la Chambre d'accusation a rejeté le recours que la mère avait interjeté contre la décision de classement de sa plainte contre le père des enfants.