Au demeurant, ayant appris par une voisine, le 13 avril, que du courrier avait été éparpillé à côté de sa boîte aux lettres, il lui appartenait de se renseigner à la poste pour savoir si, pendant son absence, un pli recommandé n'avait pas été distribué. Cette hypothèse était des plus vraisemblables, compte tenu de l'audience tenue le 28 mars 1996. S'il a- vait agi de la sorte, il aurait eu connaissance de l'acte judiciaire : absent entre le 8 et le 12 avril selon son explication, et avisé par sa voisine à son retour le 13 avril, il aurait encore trouvé à la poste l'ordonnance en question, puisque le délai de garde n'était échu que le 16 avril.