En conséquence, retenant que l'employé était revenu de vacances à la date qu'il avait fait figurer dans le formulaire distribué en mai 1995, et qu'il n'avait pas ultérieurement accepté ou reçu l'ordre de revenir deux semaines plus tôt, les premiers juges n'ont pas pu retenir à sa charge le comportement fautif que l'employeur lui reprochait. Du même coup, la résiliation immédiate du contrat par l'employeur apparaissait comme injustifiée (art.337c CO). S'agissant d'une pure question de fait, les premiers juges disposent d'un très large pouvoir d'appréciation (art. 337 al.