A. L. a été employé en qualité de maçon par R. SA durant quatorze ans. A la suite d'un problème lié aux vacances prises par l'employé en été 1995, l'employeur lui a fait savoir, par pli recommandé du 21 août 1995, qu'il le licenciait avec effet immédiat, invoquant pour juste motif le fait qu'il n'avait pas respecté les vacances qui avaient été fixées; l'employeur précisait à cet égard : "en date du 19 juillet 1995, avant votre départ en vacances, nous avions convenu que vous deviez revenir le 7 ct et non le 21. Du fait que vous n'étiez pas là le 7.8.1995, nous vous avons envoyé une lettre recommandée qui n'a pas été réclamée à la poste, ceci prouve votre absence".