Le premier juge a dépassé les limites de son large pouvoir d'appréciation des preuves, et il a ainsi jugé de manière arbitraire, en retenant cette dernière version de la défenderesse. Les deux seuls éléments venant à l'appui de la version retenue par le tribunal sont les déclarations de la défenderesse elle-même, qui ne valent pas preuve, ainsi que les déclarations du témoin R. , dont la déposition manque d'objectivité et de clarté. A l'inverse, les éléments contredisant la version retenue par le premier juge sont multiples et fiables (la recourante en énumère dix, en pages 5 à 7 de son recours).