La recourante prétend expliquer cette négligence par le fait qu'une contre-expertise demandée à l'époque n'aurait rien apporté de plus quant à l'âge des arbres puisqu'aucun des intervenants dans ce procès ne connaissait la dendrochronologie (recours, p.6-7 et 9-10). La recourante fait preuve d'une étonnante légèreté en érigeant ainsi en certitude inébranlable l'ignorance hypothétique des personnes impliquées dans le procès de 1989 et en alléguant que des "preuves complémentaires n'auraient en aucune façon établi à coup sûr les faits tels qu'ils sont apparus au cours de la procédure" (recours, p.7). Seul l'ignorant qui se confine dans son ignorance peut ériger celle-ci en dogme.