Par jugement du 27 mars 1996, le tribunal civil a rejeté la demande en révision. Le juge a tout d'abord admis qu'il fondait sa première décision notamment sur une servitude inexactement reproduite et sur une constatation, "apparemment" inexacte aussi, de l'âge des arbres, pour ce qui est du moins des chênes (jugement, p.5-6). Concernant le caractère nouveau et inaccessible de l'expertise produite en révision, il a constaté que la dendrochronologie existait déjà et était pratiquée depuis au moins une décennie lors du premier procès, en sorte qu'objectivement elle ne répondait pas à la définition de technique d'investigation inaccessible à l'époque (jugement, p.6 et 7-8).