Pour cette estimation, le juge avait préféré l'avis de l'expert judiciaire à celui d'un ingénieur forestier, produit sous forme de lettre par les propriétaires du fonds servant; le juge avait dès lors retenu que les arbres avaient tous poussé après la constitution de la servitude de 1908 (jugement de 1989, p.6, litt. d). Considérant que la liste des espèces (peupliers, noyers, châtaigniers) énumérées par la servitude d'interdiction de planter avait un caractère exemplatif et non pas exhaustif, le tribunal avait dès lors constaté que les arbres litigieux causaient un trouble à l'exercice de la servitude par le fonds dominant (jugement de 1989, p.9-10, no 7). B.