Les premiers juges ont correctement appliqué la loi en qualifiant de "grossière" la faute de l'employeur, notamment en observant qu'il s'agissait d'un congé à titre de représailles notifié à des employées qui ont pourtant été toutes mises au bénéfice d'un certificat de travail qualifié d'élogieux. A cet égard, on observera que l'attitude des parties après la résiliation est irrelevante pour qualifier la faute commise au moment de la résiliation elle-même (TF, in SJ 1995 p.802, au sujet des articles 337 et 337c CO). C'est dès lors à tort que la recourante veut tempérer l'appréciation de la gravité de sa faute - commise au moment de donner abusivement le congé