son propre chiffre d'affaires pour 1994 n'est que de 90'000 francs, ce qui serait comparativement négligeable, et qu'il n'est pas prouvé que le chiffre d'affaires de l'intimée aurait été plus élevé en 1994 qu'il ne l'a finalement été, s'il n'avait pas ouvert sa propre entreprise. Les arguments tirés de la disproportion des chiffres d'affaires respectifs des parties et de l'évolution de celui de l'intimée entre 1993 et 1994 sont infondés. Compte tenu de la marge bénéficiaire de 50 à 60 % retenue par le tribunal, et non contestée, un manque à gagner de plusieurs dizaines de milliers de francs en quelques mois ne saurait raisonnablement