En l'espèce, l'ordonnance attaquée est absolument muette au sujet de l'existence d'une cause légale de séparation qui pourrait justifier le prononcé des mesures prévues à l'article 176 al.1 CC. Le juge paraît s'être contenté de l'accord des deux époux sur ce point. Or, comme l'avait déjà admis de façon constante la jurisprudence relative à l'ancien article 170 CC, l'accord aux termes duquel les conjoints s'entendent pour vivre séparés ne constitue pas une cause légale de séparation (RJN 6 I 310, 5 I 156, 1 I 144). Dès lors, en réglant les effets de la vie séparée, sans constater l'existence d'une cause de séparation, le juge a faussement appliqué les articles 175 et 176 CC.