En substance, cette ordonnance donne acte aux époux qu'ils sont autorisés à vivre séparés, attribue à l'épouse le domicile conjugal et lui confie la garde des trois enfants, règle le droit de visite du père sur ceux-ci et le condamne à contribuer à leur entretien par une pension de 400 francs pour l'aîné et de 300 francs pour les deux autres, rejetant la demande de pension de l'épouse. C. A. M. recourt contre cette ordonnance dont elle demande la cassation avec renvoi de la cause au premier juge. Elle invoque une violation des règles essentielles de la procédure et une fausse application du droit du fait qu'elle n'a pu consulter le dossier après le dépôt des pièces requises de l'intimé.