La procédure de mainlevée, sommaire et formaliste, ne permet pas au juge de reconstituer, en se prononçant également sur leur validité, la chronologie de l'ensemble des opérations d'une relation de compte courant. C'est avec pertinence que le premier juge a souligné qu'en raison de la nature de la relation juridique de compte courant, qui veut en particulier que les parties n'apprennent qu'à la fin de chaque période comptable préalablement convenue laquelle est créancière de l'autre et pour quel montant, on ne peut, comme le voudrait la recourante, se limiter à totaliser les montants versés au crédit du compte durant une année et constater que la