Il résulte de la requête de mainlevée de l'intimée que celle-ci prétend poursuivre l'encaissement d'une créance en restitution d'un prêt, attestée selon elle par le contrat écrit du même nom qu'elle produit. Un tel contrat justifie en principe la mainlevée provisoire de l'opposition pour la somme d'argent incombant au poursuivi lorsque les conditions d'exigibilité de la dette sont établies (Panchaud/Caprez, La mainlevée d'opposition, 1980 § 14 et 78), ce qui suppose en particulier que le poursuivant prouve avoir exécuté les prestations dont dépend l'exigibilité de sa créance (Panchaud/Caprez, op.cit. § 69).