Il est constant que les époux D., qui n'ont pas conclu de contrat de mariage, ont acquis l'immeuble en question sous forme de société simple. Il ressort clairement de l'ordonnance attaquée que le premier juge n'a pas voulu attribuer la propriété (avec les charges) de l'immeuble à un des époux, ce qui aurait constitué un acte de disposition définitif excédant sa compétence. Le chiffre 2 du dispositif de l'ordonnance doit s'interpréter comme une nouvelle attribution de la demeure conjugale au vu des nouvelles circonstances, décision appartenant incontestablement au juge des mesures provisoires (art.145 CC).