C'est donc de bonne foi que l'épouse a prévu de quitter la maison à fin octobre. Le juge a par ailleurs relevé que cette démarche n'a pas suscité de réaction de la part du mari. F. Le mari recourt contre cette ordonnance, pour fausse application du droit matériel et arbitraire dans la constatation des faits ou abus du pouvoir d'appréciation, dans la mesure où elle lui fait supporter l'intégralité de la charge de la villa familiale dès le 1er novembre 1995. Il fait valoir en résumé que le premier juge a outrepassé les pouvoirs qui lui sont conférés par l'article 145 CC, en attribuant exclusivement à un des époux les charges de l'immeuble.