Le 31 janvier 1991, N.D. a sollicité des mesures protectrices de l'union conjugale. Par ordonnance du 22 mars 1991, le juge l'a autorisée à vivre séparée, lui a confié la garde des enfants et lui a attribué "la jouissance de la villa familiale avec responsabilité pour elle d'en assumer les charges et amortissements, sous déduction de l'encaissement des locations". Compte tenu de ces facteurs, ainsi que du remboursement d'un prêt accordé par le père de l'épouse, le juge des mesures protectrices a estimé à 900 francs les charges de l'immeuble à supporter par l'épouse.