Toutefois, cette fausse appréciation ne conduit pas pour autant à la conclusion que la dette n'était pas exigible au moment de la poursuite comme le soutient à tort le recourant. En effet, la poursuivante a produit à l'appui de sa requête de mainlevée les documents qui normalement sont suffisants pour obtenir la mainlevée provisoire de l'opposition du poursuivi. Elle n'avait pas à s'attendre que celui-ci, pour la première fois à l'audience, allègue qu'il n'avait pas reçu le pli recommandé contenant la dénonciation du compte courant pour le 31 décembre 1994.