Après l'échec de la conciliation tentée devant l'autorité régionale compétente, les locataires ont, dans le délai utile de l'article 274f CO, saisi le Tribunal civil du district de Boudry d'une requête en diminution de loyer, qui devait selon eux représenter 8,97 % ou 161 francs, le nouveau loyer devant être fixé à 1'639 francs dès le 1er juillet 1994. La bailleresse a conclu au rejet de la requête, en invoquant le fait que le loyer non réduit ne lui procurait pas un rendement excessif.