Le locataire ne s'étant pas acquitté des loyers convenus, le contrat a été résilié avec effet immédiat pour la première fois le 15 mars 1995 (résiliation renouvelée le 5 mai puis le 13 juin 1995). N'étant pas parvenue à récupérer son bien du plein gré du locataire, X. SA alléguait qu'il y avait urgence à ce qu'elle en obtienne la restitution par la voie judiciaire. Par ordonnance du 29 septembre 1995, le président du Tribunal a rejeté la requête, au motif que l'urgence n'était pas donnée, l'objet loué ne se dépréciant pas si rapidement que la requérante subirait une perte importante à attendre l'issue d'un procès au fond, lequel devrait être simple, partant rapide. 2.