Par demande du 4 mai 1995, D. a actionné son ancien employeur devant le Tribunal des prud'hommes du district du Val-deTravers. Se plaignant que la convention collective nationale de travail pour les hôtels, restaurants et cafés (ci-après CCNT) avait été violée sur de nombreux points durant la durée du contrat et fondant ses prétentions sur un salaire mensuel brut de 2'600 francs, elle lui a réclamé le paiement de 6'586.65 francs en compensation de jours de repos non pris, 121.35 francs pour solde de vacances, 408.35 francs pour solde de treizième salaire, 10'389.70 francs pour heures supplémentaires, soit un montant total de 17'506.05 bruts, auquel s'ajoutaient encore 114.30 francs nets au