S'il n'exécute pas sa prestation de travail sans en être empêché par un motif reconnu, le travailleur est en demeure et l'employeur peut alors refuser de payer le salaire. De même, les règles sur la demeure de l'employeur sont applicables, ce qui suppose en principe que le travailleur a effectivement offert ses services. Les griefs que le recourant adresse aux premiers juges à ce sujet sont ainsi dénués de pertinence. 4. Reste dès lors à trancher la question de savoir si l'intimée a ou non été mise par le recourant en demeure d'accepter ses services aux environs du 12 décembre 1994 déjà, comme l'alléguait Q., ou le 20 janvier 1995 seulement, comme l'a soutenu