Dans sa réponse du 5 avril 1995, l'épouse a conclu principalement au rejet de la demande, reconventionnellement au prononcé d'une séparation de corps pour une durée indéterminée et à l'octroi d'une rente viagère mensuelle de 2'000 francs fondée sur l'article 151 CC assortie d'une pension mensuelle de 2'000 francs également en application de l'article 152 CC. B. Le 10 mars 1995, l'épouse a saisi le juge instructeur de la cause d'une requête de mesures provisoires urgentes dans laquelle elle demandait l'autorisation de vivre séparée, l'octroi d'une pension mensuelle de 4'000 francs payable dès le 1er novembre 1994, jour de la sépa-