La demande tendait au paiement de la différence de loyer pour les mois d'octobre 1990 à août 1991 qui étaient les seuls exigibles à l'époque du dépôt de la demande. Le litige portait donc sur le point de savoir si les locataires devaient ou non payer un loyer majoré en fonction des deux hausses litigieuses. Pour statuer, le juge devait donc examiner si les nouveaux loyers réclamés étaient abusifs (art.14 et ss AMSL applicables au bail en cause conformément à l'article 26 al.3 OBFL). Comme les demandeurs pouvaient exercer une action condamnatoire, ils n'avaient pas à prendre expressément une conclusion en constatation de la licéité des loyers réclamés;