On constate également que le plus grand désordre régnait dans la tenue des décomptes de salaire de l'intimé, ce qui accrédite l'allégation d'après laquelle il devait constamment réclamer. Ainsi, pour ne prendre que quelques exemples, en février 1994, la somme des différentes tournées effectuées aurait dû représenter, selon les compte de la défenderesse, un montant de 3'400 francs bruts alors que le salaire du mois a été calculé sur 2'930 francs bruts; en mars 1994, le total des tournées représente 2'824 francs et le salaire a été calculé sur 3'110 francs; en avril 1994 on voit apparaître 1'190 francs pour les tournées et 2'054 francs pour le salaire...