Se sentant à bout de force, c'est à la faveur d'une brève hospitalisation du mari que l'épouse a pris la décision, le 19 mars 1994, de quitter le domicile conjugal avec l'enfant J.. Elle a dès lors conclu, pour l'essentiel, à l'autorisation de se constituer un domicile séparé, à l'attribution à elle-même de la garde de l'enfant avec un droit de visite limité en faveur du père, ainsi qu'à l'octroi de pensions alimentaires indexées de 2'500 francs pour elle-même et 600 francs plus allocations familiales pour l'enfant, avec effet au 19 mars 1994.