Les critiques qu'émet la recourante sur ce point sont justifiées. En effet, il résulte de la décision attaquée (p.22) que l'indemnité allouée aux intimées a été fixée en fonction de critères dont certains ne devaient pas être pris en compte au sens de la jurisprudence précitée, soit la durée du contrat de travail et la situation financière et sociale des travailleuses concernées. De plus, le caractère de sanction que revêt l'indemnité exige du juge qu'il prenne également en compte la situation économique dans laquelle se trouve l'employeur (arrêt précité).