La décision attaquée admet que le licenciement des six intimées est abusif au sens de cette disposition pour les motifs suivants : "Dans le cas de chacune des demanderesses, il apparaît clairement que le congé donné à fin septembre est la conséquence de la prétention des employées à obtenir des éclaircissements et à discuter des conditions de travail, plus particulièrement au sujet de la modification que l'employeur voulait imposer en matière de calcul du salaire, de prise de trois repas obligatoires ou facultatifs. La prétention a été formulée une première fois dans la discussion de début juillet, avec le service de la santé publique;