A. Le 8 juin 1993, E. R. a déposé une demande en divorce contre son mari J. R. devant le Tribunal du district de Boudry. Les époux n'ont plus d'enfants à leur charge. La procédure a été suspendue conventionnellement jusqu'au 28 février 1994. Elle a été reprise à la demande de l'épouse. Le mari n'a pas déposé de réponse ni comparu à l'audience d'instruction. Il s'est fait relever du jugement de divorce rendu par défaut le 22 novembre 1994. Par requête de mesures provisoires du 7 février 1995, E. R. a conclu à ce que son mari soit condamné à lui payer une pension de 3'500 francs par mois avec effet rétroactif au 1er avril 1994.