Par jugement du 28 novembre 1994, motivé oralement puis par écrit sur déclaration de recours de S., le Tribunal des prud'hommes du district de Neuchâtel a pour l'essentiel fait droit à la demande. Pour les premiers juges, l'administration des preuves a permis d'établir que c'est indiscutablement le défendeur qui a signifié au demandeur son congé avec effet immédiat le 8 décembre 1993 en lui adressant des reproches infondés. En particulier, le défendeur avait expressément admis qu'il avait été convenu avec le demandeur que celui-ci pourrait "bricoler un peu sur des autos à côté", et il avait échoué dans la preuve que H. aurait aidé un client du défendeur à réparer lui-même son véhicule.