La vente de l'immeuble à B. a été conclue par acte du 17 mars 1995, soit avant l'échéance du 1er avril 1995. Peu importe à cet égard que l'exécution de la vente ait été différée en ce qui concerne l'entrée en jouissance de l'acquéreur et le paiement du prix. Le moment du paiement du prix n'est déterminant que pour l'exigibilité du droit au gain des bénéficiaires (art.30 LDFR). Ainsi, la convention du 16 mars 1995 prorogeant jusqu'au 1er avril 1996 la convention de part aux gains, dont la recourante prétend qu'elle a été passée pour la léser, n'é- tait pas nécessaire et ne joue pas de rôle dans l'attribution du gain aux bénéficiaires désignées dans l'acte du 23 avril 1985. 4.