Dans le cas particulier, l'aliénation de l'immeuble a été expressément autorisée par le juge des mesures protectrices en raison du fait que les intérêts de la dette hypothécaire n'étaient plus payés et que la banque créancière avait introduit une poursuite en réalisation de gages et requis la vente de l'immeuble. Ainsi ce n'est pas "dans le but" de compromettre la participation de son conjoint que l'intimé a vendu l'immeuble puisqu'il avait un intérêt digne de protection à une vente de gré à gré plutôt que par enchères forcées (Deschenaux/Steinauer, Le nouveau droit matrimonial, p.384). Quant au fait que l'intimé ne retirera aucun gain de la vente de