M.J. était propriétaire d'une maison familiale qu'il avait acquise de son grand-père, S., le 23 avril 1985, pour le prix de faveur, semble-t-il, de 300'000 francs, (article X du cadastre de Corcelles-Cormondrèche). L'acte de vente contient une clause intitulée "part aux gains" aux termes de laquelle en cas de revente de l'immeuble avant le 1er avril 1995, le bénéfice obtenu serait réparti par moitié entre les deux filles du vendeur. Après avoir rejeté une première requête de mesures protectrices de l'union conjugale de P.J. qui sollicitait l'autorisation de vendre cet immeuble qui constituait le logement familial, le président