Il est vrai que la cession légale de la créance n'intervient pas dans le cas où l'avocat a obtenu de son client une provision couvrant ses frais et honoraires (RVJ 1988 précité). On ne comprendrait cependant pas que dans le cas particulier, l'intimé perde son temps à agir en exécution forcée contre le recourant alors qu'il disposerait en fait d'une provision suffisante pour couvrir ses honoraires. Il n'est donc pas arbitraire de considérer sur ce point qu'aucune provision n'avait été versée à l'intimé. 3. En 1994, le recourant a constitué un droit d'emption sur l'immeuble dont il était copropriétaire et qui avait fait l'objet du litige entre lui-même et la cliente de l'intimé.