Ainsi, selon la méthode dite du minimum vital (Jean-François Perrin, SJ 1993 p.425 et ss), lorsque le revenu total dépasse le minimum vital de la famille, représenté par les charges indispensables et le minimum de subsistance nécessaire à chacun, l'excédent doit être en principe réparti par moitié entre les conjoints (ATF 114 II 26). En revanche, selon une jurisprudence non publiée du Tribunal fédéral (citée et critiquée par Jean-François Perrin, mais confirmée récemment, cf SJZ 1995, p.292), si les ressources disponibles ne suffisent pas à satisfaire les minima vitaux, il convient d'abord de servir au débiteur des pensions qui travaille son propre minimum vital, la prestation alimentaire