En substance, elle reproche au premier juge de ne pas s'en être tenu aux aveux de l'intimé, s'agissant de ses revenus, d'après lesquels il réaliserait en tant qu'exploitant d'un café-salon de jeux un chiffre d'affaires mensuel compris entre 10'000 et 11'000 francs, dégageant ainsi un revenu mensuel de 4'000 à 4'500 francs lui permettant de lui verser une pension de 2'100 francs. S'il éprouvait des doutes à leur sujet, le premier juge aurait dû ordonner un complément d'instruction en sollicitant la production de toute la comptabilité de l'intimé pour 1994 et le début de l'année 1995, voire en ordonnant une expertise comptable, les pièces versées au dossier ne reflétant pas la situation