Alléguant que le couple connaissait des difficultés conjugales depuis plusieurs années et que les époux vivaient séparés de fait depuis décembre 1993, le mari entretenant une nouvelle liaison extra-conjugale, elle concluait à l'attribution du domicile conjugal et à l'octroi pour elle-même d'une pension mensuelle de 2'500 francs dès le 1er décembre 1994. A l'audience du juge du 9 janvier 1995, le mari a admis le principe d'une séparation et offert à l'épouse une pension de 1'000 francs par mois.