La cour a considéré en particulier ce qui suit : "En limitant les effets des mesures provisoires qu'il ordonnait au 18 mars 1994, le premier juge a correctement appliqué la loi. En revanche, il a commis un déni de justice formel lorsque, en sa qualité de juge des mesures protectrices de l'union conjugale valablement saisi d'une requête de l'épouse, il s'est abstenu de toute décision. Cette erreur, dont on ne peut dire en l'état qu'elle n'aurait pas influencé le dispositif de l'ordonnance entreprise (RJN 1990 p.72), doit à elle seule entraîner cassation.