Le 31 octobre 1994, l'épouse a saisi le juge instructeur d'une requête de mesures provisoires urgentes, l'invitant à statuer sans citation préalable des parties et à ordonner à la compagnie d'assurances X. à Lausanne le blocage de la prestation de libre passage du mari. A l'appui de sa requête, elle a allégué que le défendeur, au chômage depuis le mois de juillet 1994, avait manifesté son intention d'utiliser sa prestation de libre passage pour se mettre à son compte et menacé de partir pour l'étranger pour se soustraire à ses obligations.